Votre enfant n'aime plus le sport ?
Les attitudes positives à avoir

Entraîner des enfants demande de la pédagogie et de l’écoute. Il arrive que l’enfant ne veuille plus participer aux entraînements ou aux matchs. Voici quelques points de réflexion pour comprendre et savoir réagir.

La première réaction à avoir lorsqu’un enfant refuse de faire du sport est d’en comprendre la cause. Voici les principales raisons pour lesquelles un enfant peut devenir réfractaire à toute activité sportive :

  • L’enfant ne se sent « pas assez bien » ou se sent moins bien que les autres.
  • L’enfant ne s’amuse pas ou s’ennuie.
  • L’enfant trouve l’entraînement trop dur.
  • L’enfant n’apprécie pas l’entraîneur.
  • L’enfant à l’impression de ne pas avoir autant de temps de jeu que les autres joueurs.
  • L’enfant à l’impression de perdre souvent.
  • L’enfant est « forcé » de jouer ou ne supporte pas la pression liée aux entraînements.
  • L’enfant désire pratiquer un autre sport, ou faire une autre activité pendant son temps libre.

L’important est de faire de son mieux

Pratiquer un sport d’équipe, c’est apprendre à accepter les hauts (victoires, premiers buts) et les bas (défaites, manquer un tir) dans un environnement sain, approprié et structuré. C’est apprendre à faire partie d’une équipe, apprécier les victoires, rebondir après une défaite, et traverser parfois des moments difficiles comme les blessures. L’un des apprentissages du sport est également la persévérance, l’importance d’essayer, de ne pas abandonner, même si l’on ne gagne pas à tous les coups. Lorsque que l’enfant refuse de jouer parce qu’il ne se sent pas assez bon ou perd trop souvent, apprenez-lui à vivre l’expérience différemment. Montrez-lui qu’il fait de son mieux et que c’est le plus important.

Encouragez-le !

Le regard des parents et de l’entraîneur est préoccupant pour l’enfant. Il est important à ses yeux que vous soyez fier de lui, que vous l’appréciez et que vous reconnaissiez ses efforts. Vous pouvez transmettre un message fort en exprimant ce qui vous rend fier et ce qu’il a fait de bien. Pour cela, faites attention à votre message : êtes-vous fier parce que l’enfant a fait de son mieux ou pour le nombre de points qu’il a marqué ? Encouragez-le pour ses efforts et non pour les résultats. Demandez-lui d’abord s’il s’est amusé, plutôt que de lui parler de victoire ou défaite. Placez l’amusement, la participation et l’effort en priorité ! Sensibilisez également les parents aux répercussions de leur commentaires et encouragements. Des parents trop investis ou mettant la pression à leur enfant peut nuire sérieusement au groupe et surtout au joueur. Pour faciliter la communication avec les parents, des outils existent comme l’application Spond qui simplifie les échanges et l’organisation des événements.

L’importance des mots

 Quand vous commentez ou regardez un match, votre comportement a un très grand impact sur l’enfant. Cet impact peut être positif ou négatif en fonction des mots que vous utilisez et de la façon dont vous vous exprimez. Par exemple, si vous dites : ‘Comment as-tu pu louper ça ?’ ou encore ‘Tu ne peux pas courir plus vite ?’. En comparaison avec : ‘Joli tir ! Tu auras plus de chance la prochaine fois!’ ou ‘Continue, c’est bien ! Tu y es presque !’. Le ton de votre voix et votre langage corporel a aussi de lourdes conséquences. Si le joueur pense ou ressent que vous êtes fâché lorsqu’il manque un tir, cela peut lui enlever tout le plaisir du sport, le culpabiliser et jouer sur son estime de soi. Au contraire, si vous adoptez une attitude positive et enthousiaste, l’enfant se sentira dans la même énergie ! A la fin du match, vous pouvez même dire à vos joueurs à quel point vous vous êtes amusé à les regarder jouer.

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