Pourquoi les quartiers sont-ils de formidables incubateurs de talents ?

Véritable pourvoyeur des futures pépites, nous allons prendre comme exemple la région Francilienne. Au même titre que Lyon ou Marseille, cette agglomération ayant un nombre élevé d’habitants, la pratique du football est perçue comme un facteur de réussite là ou beaucoup ne s’acclimatent pas au système scolaire et les exemples sont nombreux avec des clubs pourvoyeurs de talents tels que peut être Brétigny ou Torcy.

La masse amène un nivellement de la pratique

Réputée pour avoir des écoles de football assez conséquentes en nombre, la région parisienne est l’un des plus importants viviers du monde, c’est un fait ! Avoir beaucoup d’enfants permettra de créer plusieurs équipes et de faire travailler l’enfant à son rythme, ce qui rend les générations d’enfants assez homogène et qui progressent donc ensemble.

Un avantage pour les éducateurs qui peuvent spécifiquement adapter le contenu de formation et amener plus ou moins de difficultés pour garantir une progression.


Un football qui n’a pas d’âge

Le futsal, le Street foot, Urban, City stade, des blousons en guise de but, on trouvera toujours un moyen de faire un match et de passer des heures à pratiquer et s’amuser avec un ballon de fortune. Peu importe l’âge, une fois que le foot commence, que tu es 10 ans ou 16 ans. Avec l’intensité, la différence athlétique, les plus jeunes vont devoir s’adapter, voir et jouer plus vite, apprendre à encaisser les charges et les coups, prendre confiance lorsqu’il a le ballon et faire des choix simples car la street ne pardonne pas à celui qui fait perdre l’équipe.

- On touche beaucoup le ballon dû au petit espace donc on développe les qualités techniques, cognitives et décisionnelle, l’intensité.

-On se forge un mental d’acier et une créativité qui ne s’apprend pas forcement dans les clubs.


Pas de score, du fun, du plaisir et du talent

Des heures et des heures à peaufiner et tenter les derniers gestes de Cristiano Ronaldo, à retenter et visionner la dernière vidéo sur YouTube, dès la fin de l’école. Soit c’est l’entrainement soit c’est le city, la vie c’est le foot. Des heures à jouer et à s’amuser avec les potes, ou le score importe peu. On retiendra juste le petit pont ou l’humiliation d’un copain pour enflammer le « terter » ; c’est cela le football de quartier même quand tu perds 13.0 si tu arrives à passer un petit pont, tu as refait ta soirée ».

 

Des nouveaux phénomènes : la CAN des Quartiers

Un phénomène encore plus fou et lié à l’immigration, « les cans des quartiers ». On stigmatise souvent les quartiers avec la délinquance, le trafic… néanmoins cet été, une formidable opération a eu lieu avec une ambiance de folie ou les artistes étaient de sorties.

Un formidable lieu pour trouver ceux qui sont sorties du cadre clubs et qui ont pu briller à travers ce type d’évènements.

 

Des plus jeunes au plus vieux, les quartiers forment une quantité astronomique de jeunes talents qui ne demandent qu’à briller. Certains arrivent à se discipliner pour grimper et avoir une chance plus haut, certains se blessent gravement et d’autres s’égarent car ils n’ont pas compris les rouages du système.

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