Passer du terrain au banc de touche, une réalité pas toujours gagnante !

Il n’est jamais facile de passer du statut de joueur à celui d’entraîneur. Toutefois, certaines choses peuvent être mises en œuvre pour une reconversion réussie.

Nombreux sont ceux qui ont passés le cap dans le milieu pro avec plus ou moins de succès (les places restent chères), poussés par la fédération en facilitant l’accès ou offrant bêtement les diplômes.

Le milieu amateur est lui gaver d’ex-joueurs de bons niveaux pros ou régionaux. Le BEF pas compliqué à obtenir pour ces joueurs tant leur carrière masque la vision de formateurs… Être coach nécessite de la patience, du temps, de la communication et le désir d’apprendre au quotidien.

 

Une transition loin d’être évidente

 

Ceux qui cherchent à passer le cap de l’entraîneur comprendront très vite qu’il faut oublier le joueur qu’on a été. Lorsque vous êtes un joueur, vous avez une vision assez personnelle de votre situation (temps de jeu, plaisir…). Le passage au banc de touche nécessite d’oublier la vision personnelle et de prendre en compte l’harmonie d’un groupe.

Le coaching nécessite une préparation qui reste invisible pour le joueur qui est finalement un consommateur. Programmer des séances, faire des choix, manager les egos dans le groupe, etc. un apprentissage de longue durée qui peut être mis à mal lorsqu’on veut aller trop vite. L’objectif, c’est de structurer son travail rapidement, mettre en place des outils et savoir s’entourer des gens compétents...

 

Sa carrière et ses ex-coachs comme influence

 

Les anciens coéquipiers et entraîneurs auront probablement un impact important sur la façon dont vous agissez en tant qu'entraîneur, mais veillez également à rester fidèle à vous-même. Qu'il s'agisse de la terminologie et des phrases que vous utilisez pendant les matchs ou de la façon dont vous traitez les situations de conflits, vous avez adoré être considéré, guidé, entrainé par ces personnes qui sont votre influence et vous allez chercher à retransmettre ce plaisir sur vos joueurs.

Construire le socle autour d’un projet de jeu, les formations ne sont pas suffisantes pour être novateur dans vos propres idées de jeux.

Tester, expérimenter différentes méthodes et forgez votre propre méthodologie de travail.

 

Être à l’écoute, s’entourer et rester ouvert d’esprit

 

Toutes les idées sont bonnes à être écoutées mais c’est vous qui vous forgez votre opinion. Il est sage d'avoir autour de vous des personnes en qui vous avez confiance, ce qui signifie que vous aurez quelqu'un à qui vous adresser lorsqu'un soutien ou des conseils sont nécessaires. Certains entraîneurs peuvent vouloir impliquer certains parents, tandis que ceux qui pratiquent un sport de haut niveau auront souvent des adjoints auxquels faire appel. Ceux qui le font seront souvent en mesure de tirer parti d'idées différentes, alors assurez-vous de montrer votre attachement à cette relation privilégiée avec votre staff.

 

Savoir manager, c’est l’art de communiquer

 

Bien que certaines erreurs de communication se produiront, on apprend de nos erreurs. Il est important d’utiliser la pédagogie adaptée qui aide les joueurs selon la situation. L'une des raisons les plus courantes pour lesquelles les entraîneurs ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs est de ne pas réussir à faire passer leur message. Les meilleurs entraîneurs s'assurent que tous les joueurs sont sur la même longueur d'onde. C'est quelque chose qui peut ne pas venir naturellement à tous les entraîneurs en herbe, mais il doit être travaillé chaque jour. 

 

Pourquoi je suis coach et qu’est ce qui me motive ?


Ceux qui cherchent à devenir coachs doivent d'abord jauger leur motivation derrière cette décision, que ce soit pour construire une carrière ou simplement bénévolement entrainer pendant ces temps libres. A vous de savoir à quelle place vous passer cette activité dans votre quotidien.

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