La dépression, un sujet tabou dans le monde du football

Si l’univers du foot fait rêver petits et grands, il n’est pas aussi glamour que beaucoup le pensent. En effet, ces dernières années de nombreux scandales ont éclaté montrant des entraîneurs, des joueurs ou des sélectionneurs au bout du rouleau. Visiblement, l’univers du football est beaucoup plus dur qu’il n’y paraît.

Un chiffre impressionnant

Dans la presse, on peut lire un chiffre impressionnant : 1 footballeur sur trois serait en état dépressif. Plus largement, 37% des professionnels du football sont en état d’anxiété voire de dépression. Ces chiffres sont particulièrement impressionnants et si on a uniquement un regard extérieur, il est assez difficile de comprendre pourquoi.


En effet, de l’extérieur, les footballeurs vivent de leur passion, gagnent des salaires qui font rêver alors pourquoi ce mal-être ? Et pourquoi ces joueurs ne se font pas aider ? Si l’on regarde sur les dernières années, ce trouble semble toucher tous les professionnels liés au foot.


Ainsi, on peut parler de cet arbitre qui a tenté de s’ouvrir les veines, du sélectionneur du Pays de Galles qui s’est pendu ou encore du gardien remplaçant allemand qui s’est jeté sous un train en 2009. Et malheureusement les exemples ne manquent pas.


De nombreux facteurs responsables

De nombreux footballeurs à la retraite ont sorti des livres pour expliquer un peu les dessous du football. Les raisons de ce burn out sont multiples. Si effectivement les supporters croient que leurs idoles ont une vie de rêve, ils ne connaissent pas l’envers du décor.


Le stress lié aux changements d’équipes, le fait que leur poste soit régulièrement sur un siège éjectable, les déplacements, leur vie privée étalée en première pages des journaux, les relations au sein d’une équipe et même l’argent sont autant de raisons qui font que les footballeurs sont susceptibles de sombrer dans la dépression.


L’âge des joueurs est aussi souvent mis en avant. En effet, dans ce milieu les sportifs commencent jeunes, ils manquent de connaissance dans la vie et se retrouvent vite mis sur le devant de la scène avec des promesses de toutes parts. Ce qui les rend au final vulnérable.


Il ne faut pas non plus négliger le facteur chute du piédestal. En effet, d’un jour à l’autre on peut passer de héros à zéro auprès des supporters. Ce qui n’est pas évident à gérer que ce soit pour les joueurs ou pour les entraineurs ou les autres postes de l’univers du football.


Des solutions en retard

Si aux États-Unis au sein de la NBA ou dans les ligues de baseball on constate que les psychologues ou les préparateurs mentaux ont une place privilégiée auprès des athlètes, force est de constater qu’en France peu de moyen sont mis en place pour aider les joueurs. Même constat pour de nombreux pays européens.


C’est donc seuls que la plupart du temps les joueurs doivent se débrouiller pour s’en sortir. Mais comment se plaindre d’un certain mal-être lorsque l’on gagne 20000 euros par mois ? Voilà la question que beaucoup d’entre eux se posent et de ce fait, ils n’osent pas aller demander de l’aide. Pourtant, les maux qu’ils peuvent ressentir sont bien réels.


En France par exemple, le suivi médical imposé ne concerne que l’état physique des joueurs et non leur état mental. Pourtant, avec les différentes histoires survenues, la fédération devrait prendre des décisions plus soutenues pour enrayer ce problème.


Malheureusement, le foot est loin d’être le seul sport à rencontrer ce problème. Il ne faut pas oublier que les sportifs en règle générale sont des êtres humains comme les autres et peuvent donc développer des fragilités. Espérant que des mesures soient rapidement prises pour pouvoir stopper ce type de situation.

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