Inspirez-vous de la méthodologie de Pep Guardiola Part 2/2

Pep Guardiola est l’un des plus grands entraîneurs du monde. Il est reconnu et vénéré pour le football alléchant de ses équipes et son approche créative et innovante. Barcelone, Bayern Munich ou Manchester city,… tous ont travaillé de la même manière avec la même méthodologie. Toujours dans la recherche de faire évoluer sa méthodologie, il est ouvert aux autres pratiques et n’hésite pas à s’en inspirer !

Apprendre à analyser l’adversaire

Que ce soit en utilisant la vidéo pour les clubs structurés et notamment professionnels ou à l’instant T lors du match, il y a un facteur qui fait la différence entre un coach lambda et un bon coach : l’analyse rapide des forces et faiblesses de l’adversaire.

La vidéo t’aide à cerner à l’avance mais l’analyse en temps réel car si le coach voit son équipe reculer, voit des brèches, son bloc équipes pas assez compact, l’analyse rapide doit permettre de corriger vite.

Il doit aussi percevoir les éléments plus faibles ou pas dans leurs matchs pour justement donner les consignes d’appuyer là ou ça fait mal !

Il faut prendre le temps d’étudier le jeu, de regarder des vidéos, des matchs, de vous familiariser avec différentes tactiques de football et d'essayer de les reproduire avec votre équipe. Il y a aura beaucoup d’échec mais lorsque vous avez compris comment fonctionne globalement le jeu, vous mettez déjà quelques chances supplémentaires de gagner.

C’est aussi la manière dont un entraineur progresse et les coachs les plus expérimentés qui sont au bord du terrain et peuvent mesurer que vous êtes clairvoyant dans l’analyse du jeu.

 

Avoir du talent, c’est bien ! Le collectif c’est mieux !

Pour qu'une équipe réussisse, chaque joueur doit tout mettre en œuvre et travailler ensemble pour l’équipe ! Un exemple concret, le déclenchement du pressing sous Guardiola se fait à haute intensité. Si un ou deux joueurs s’endorment sur leurs lauriers en oubliant de fournir les efforts demandés, le pressing devient finalement facilement évitable et donc inutile permettant à l’équipe adverse d’avoir des solutions de passes. D’où l’idée que Guardiola apporte une vraie importance à valoriser ce travaille de l’ombre ! Une manière de leur dire, « tu te donnes pour l’équipe et j’adore cela ». Il pousse à la performance.

L'organisation est donc très importante et, même si certains joueurs ont indéniablement beaucoup de talent, en tant qu'entraîneur, il est clair que tout le monde doit travailler ensemble pour avoir le maximum de chances de réussir.

 

L’importance du turn-over

Une saison, c’est long ! vous êtes sujet à des absences, à des blessures, à des méformes, il y aura des moments où les choses n’iront pas dans le bons sens, qualité de jeu, résultats…

Pour que tout le monde reste concentré sur l’objectif, l’importance de donner du temps de jeu à tout le monde, de mettre aucun joueur dans la certitude absolue synonymes bien souvent de relâchement dû au manque de concurrence.

Pas forcément facile à mettre en place quand on a pas un effectif pletorique. Néanmoins, faire comprendre que la hyérarchie est présente et que chaque minute doit permettre au challenger de s’exprimer.


Chaque poste amène une responsabilité tactique dans le collectif !

La compréhension tactique est primordiale sous guardiola, l’idée est forcément d’avoir des joueurs intelligent et en capacité d’être lucide jusqu’à la 95eme minute.

Chaque joueur sur le terrain doit savoir exactement ce que l’on attend de lui individuellement mais aussi collectivement.

Mettre les joueurs en situation de match à l’entrainement est le meilleur moyen de pouvoir corriger (ex : les postures de recul frein). La situation étant déjà vécue, le joueur analyse mieux et plus vite la situation avec à la clé une maitrise de l’instant T.

L’idée de Guardiola se résume à corriger vraiment le déséquilibre avec une positive attitude tout le long du match, laissant les joueurs maitres de leurs matchs.

 

Une communication positive !

La communication avec vos joueurs est très importante, que ce soit sur et dehors du terrain, vous devez toujours chercher à expliquer ce que vous attendez d’eux de manière claire et concise.

On dit toujours d’un coach qu’il faut qu’il soit efficient dans l’intervention, lors des séances, les corrections, les orientations lors d’un thème spécifique doit permettre aux joueurs de capter les principes sans avoir des discours longs et finalement improductifs car dévalorisant envers les joueurs !

Si les joueurs ne comprennent pas exactement ce que vous voulez, ne vous énervez pas mais essayez une autre méthode d’explication.

Et s’ils ne l’ont toujours pas compris, travaillez un peu plus avant d’essayer peut-être plus tard si vous estimez que ce n’est pas trop compliqué pour eux.

 

Le fighting Spirit, un état d’esprit

Il peut arriver que l'entraînement ne se déroule pas très bien et que votre équipe soit sur une spirale négative, ne soyez pas frustré et n'abandonnez pas.

Il n’existe aucun coach qui n’est pas été dans la difficulté et ce qui caractérise le mental d’un coach, c’est la volonté !

Savoir prendre du recul, analyser, corriger, remettre en question est un des piliers de Pep Guardiola, il ne s’enferme pas dans des certitudes.

Votre aptitude est aussi scrutée par vos joueurs : les joueurs s’identifient au coach, prenez les coachs italiens, plutôt très bavards sur le bord de la touche, les joueurs sont dans la contestation même pour une touche !

Guardiola veut donner ce sentiment de maitrise de l’émotion, de maitrise du jeu avec force et détermination. Une attitude marquante lors d’un classico entre le Real et le Barca, un madrilène était venu pousser guardiola, à ce moment, le premier ressentit lors des secondes suivantes, c’est que ce fighting spirit allait bien au-delà du football à la vitesse où les joueurs sont venus défendre le coach comme si on avait souillé un monument.

 

Une confiance totale et réciproque

Être entraîneur, c’est parfois se sentir seul. Il est donc important de se rappeler que vous faites partie d'une équipe et que vous pouvez compter sur vos joueurs pour relayer vos idées.

Les leaders sont les meilleurs commerciaux de l'équipe. Tant qu’ils croient en vos idées, vous pouvez créer un environnement inclusif dans lequel tout le monde se fait confiance et essaie de s’entraider (assez visible dans le monde amateur)

Bien que les joueurs vous considèrent souvent comme une figure d'autorité, ils savent qu’ils ont un rôle primordial à jouer et pas seulement en match, mais aussi lors des séances d’entraînement et dans leurs relations avec les autres joueurs, en s’encourageant et en s’entraidant du mieux possible. (Ex : le cas Samuel etoo lors de son passage au barca qui avait une relation compliquée avec pep, carles puyol était le leader et un relai privilégié.

 

Être franc et authentique

Le coach est la cible privilégier des critiques lors des choix de joueurs, de composition, d’achat ou ventes. Il est parfois difficile de dire certaines choses, j’imagine pep demander à Ibrahimovic qu’il souhaitait son départ…

C’est un poste difficile à tous les niveaux car vous ne ferez jamais unanimité auprès des joueurs. Néanmoins en montrant votre passion pour le jeu, vous gagnerez le respect et l'amitié de vos joueurs, il est important de réaliser que vous ne pouvez pas plaire à tout le monde tout le temps. D’ailleurs Il n’y a aucun moyen d’intégrer quatorze joueurs dans le onze de départ et la façon dont les joueurs se comporteront sur le banc. L’atmosphère que vous créez dans l’équipe et de la façon dont vous communiquez avec eux est donc la clé de votre réussite.

 

Pep Guardiola est un entraineur, motivant, captivant avec des idées bien conçues, on ne peut pas forcement adapter toutes ces idées sur des clubs même de niveaux nationaux néanmoins dans le raisonnement, tous les coachs qui aiment le football feraient bien de s’en inspirer !

Retour
Autre contenu