Ce qu'un entraîneur peut faire pour aider un jeune footballeur timide

"C’est un très bon joueur, mais sa timidité le bloque"… Combien de fois cela vous est-il arrivé ? S'il est vrai que le sport augmente la confiance et l'estime de soi, il est également vrai que commencer avec un tempérament timide ou hésitant est un obstacle pour l'enfant, ses parents, ses coéquipiers et son entraîneur. Cela signifie-t-il qu'un enfant timide devrait éviter de pratiquer un sport d’équipe ? Évidemment pas ! Les parents et les entraîneurs peuvent aider un jeune joueur à se sentir à l'aise sur le terrain. Voici comment vous pouvez l'encourager !

Même parmi les meilleurs joueurs se cachent des enfants timides. Thiago Silva par exemple, l’un des meilleurs défenseurs au monde, était trop timide pour jouer au football étant enfant : "Je passais beaucoup de temps sur la terrasse, je voyais les gens jouer au foot, mais je n'avais pas vraiment le courage d'y aller, j'étais trop timide, jusqu'au jour où j'ai eu un déclic, l'envie de les rejoindre. Les gamins m'ont appelé, et là je n'avais plus le choix, je devais y aller, et j'ai commencé à jouer." Un courage qui apportera les résultats que l'on connaît tous aujourd'hui.

Un enfant peut passer des heures dans la cour de récré à taper dans le ballon, mais se bloquer sur un vrai terrain de football. Ce n’est pas l’activité elle-même qui l’effraie, mais l’environnement dans lequel il joue. Cela peut être dû à la pression de jouer un rôle dans un groupe, la pression du match, la peur de faire des erreurs, la peur du regard des autres, la difficulté à gérer une situation où l'entraîneur et ses coéquipiers attendent quelque chose de lui, etc.


Jeux de rôle

En tant qu'entraîneur, vous pouvez encourager les parents à créer chez eux des jeux de rôle dans lesquels les membres de la famille jouent le rôle soit d’un entraineur soit d’autres joueurs. Demandez-leur de jouer leurs rôles en situation d’entrainement et de match, en se concentrant sur la manière dont l’enfant interagit avec les autres : plus l’enfant pratique, plus il va se sentir à l'aise et sera amené, une fois sur le terrain avec d’autres personnes, à libérer son esprit des schémas qui le bloquent et à se concentrer sur le jeu.


Se concentrer sur ses forces

Identifiez les forces des joueurs et ne ratez pas l'occasion de les féliciter. Si un joueur excelle dans un exercice particulier, faites-lui des compliments pendant qu'il l'exécute. N'oubliez pas que tous les enfants ne sont pas des athlètes nés. Si le jeune champion en herbe n'a pas encore appris à jouer, essayez de trouver un aspect positif à souligner, comme son engagement, sa persévérance ou la façon dont il se concentre pendant le match.


Garder un profil bas

Les enfants timides ne veulent pas être le centre d'attention : si le feu des projecteurs effraie l'un de vos élèves, ne vous concentrez pas sur lui. Même si vous voulez l'encourager, essayez de ne pas en faire trop et ne pas l'embarrasser.


Fixer des objectifs

Dès le début, travaillez avec votre joueur pour définir des objectifs réalistes avec lui. Pour un enfant timide, cela peut être d’oser jouer dans une position favorite ou d’exécuter un exercice en premier, etc.


La timidité ne devrait jamais être un obstacle à la pratique sportive. Aidez les enfants à sentir qu’ils sont dans un endroit où ils devraient oublier l’anxiété et s’amuser. Plus ils se sentiront à l'aise sur le terrain, plus leur estime de soi augmentera.

Retour
Autre contenu